Dérive urbaine

Marcher sans but, observer sans juger.
Chaque rue, chaque façade, chaque ombre devient paysage intérieur.
Ces images sont une invitation à sentir la ville, à écouter ses silences, à redécouvrir son souffle.

Cette série est une « dérive(1) à travers Arlon », une promenade nocturne où chaque rue, chaque façade, chaque ombre devient un « point de perception ». Inspiré par la pensée de Guy Debord, il ne s’agit pas d’un simple inventaire de la ville, mais d’une « expérience intime et poétique du territoire ».
Chaque photographie est une étape, un « moment suspendu » où le regard s’écarte des chemins tracés pour capter ce que la ville murmure lorsqu’elle croit être seule. Avec l’image, je propose une « réflexion psychogéographique », un murmure entre le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire.
Cet itinéraire visuel ne raconte pas seulement des lieux : il raconte la « relation vivante entre le marcheur et l’espace », la manière dont un pas, un détour, un silence peuvent transformer une rue ordinaire en scène de contemplation ou de révélation. La ville cesse d’être décor : elle devient « territoire émotionnel », paysage intérieur et extérieur à la fois.
À travers ces images, le spectateur est invité à « dériver à son tour », à s’immerger dans les atmosphères, à sentir le rythme d’Arlon la nuit, à percevoir ses tensions, ses traces, sa mémoire silencieuse. Cette série est un « appel à réapprendre la ville », à y marcher, à y rêver, à la réinventer avec ses propres pas.

(1) Dans son texte « Théorie de la dérive »  (1956), Debord décrit la dérive comme :
« une technique du passage hâtif à travers des ambiances variées ».
Autrement dit, il s’agit de « se laisser aller à la ville », de « marcher sans but précis », mais en « étant attentif aux effets psychogéographiques » des lieux, c’est-à-dire à la manière dont l’environnement urbain influence les émotions, les comportements et les pensées.