Ce qui persiste
Ce blog n’est pas un lieu d’explication.
Il ne cherche ni à montrer, ni à convaincre, ni à guider.
Il existe plutôt comme un espace de tension — entre ce qui est vu et ce qui échappe, entre la présence et son effacement.
La photographie y apparaît comme une trace.
Non pas la preuve de quelque chose, mais le résidu d’un passage, d’un regard qui s’est arrêté un instant avant de reprendre sa route. Ce qui m’intéresse n’est pas l’événement, mais ce qui subsiste lorsque l’événement a disparu.
Habiter l’intervalle
Je m’attarde sur les lieux sans fonction claire, sur les instants sans récit, sur les formes qui ne demandent rien.
Là où le regard glisse habituellement, je tente de m’arrêter.
Non pour fixer, mais pour éprouver.
L’image devient alors un espace de suspension.
Elle ne raconte pas — elle suggère.
Elle ne répond pas — elle maintient la question ouverte.
Ce travail s’inscrit dans une attention portée aux marges : marges urbaines, marges temporelles, marges perceptives. Des endroits où quelque chose résiste encore à la vitesse, à l’utilité, au commentaire immédiat.
Écrire comme on marche
Ce blog accompagne cette démarche.
Les textes qui y apparaissent ne cherchent pas à expliquer les images, mais à marcher à leurs côtés. À prolonger une sensation, un trouble, une hésitation.
Il s’agit moins de dire que de laisser advenir.
Moins de montrer que de rendre sensible.
Chaque fragment est une tentative de rester au plus près de ce qui vacille — entre présence et disparition, entre contrôle et abandon.
Sans destination
Il n’y a pas de parcours défini ici.
On peut entrer, sortir, revenir, se perdre un peu.
C’est peut-être même nécessaire.
Car ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’endroit où l’on va,
mais ce qui demeure quand on ne va nulle part.
—
Éric Flohimont
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